Code vestimentaire à l’esstic
L’ESSTIC instaure une nouvelle rigueur vestimentaire : la décence avant tout
Par ISSMAILA Madaki ,le 15 mai 2026
YAOUNDÉ – L’Ecole Supérieure des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (ESSTIC) a opéré un virage strict dans sa politique interne. Sous l'impulsion de sa direction, l'institution de Ngoa-Ekelé impose désormais un code vestimentaire rigoureux à ses étudiants et enseignants, visant à professionnaliser davantage le cadre d’apprentissage.
Depuis la rentrée académique 2023, la prestigieuse école de formation des journalistes et communicants camerounais ne badine plus avec la tenue vestimentaire. Le directeur, François Marc Modzom, a pris des mesures fermes, rendues publiques via un communiqué, pour interdire plusieurs styles jugés incompatibles avec l'image de l'école.
La fin des tenues « décontractées » sur le campus
Fini le temps où le jean déchiré ou le survêtement était toléré dans les couloirs de l'ESSTIC. Les nouvelles directives sont claires :
- Interdiction stricte : Les jeans, les polos, les vêtements démembrés (débardeurs), les jupes courtes, les tenues près du corps, les joggings et les babouches sont prohibés.
- Contrôle de l'apparence : Les faux cils, faux ongles, coiffures extravagantes de couleurs non naturelles ainsi que les piercings visibles sont interdits.
Objectif : professionnalisme et respect
Cette initiative, qui aligne l'ESSTIC sur d'autres grandes écoles du Cameroun, vise à créer un environnement d'apprentissage plus sérieux et propice à la concentration. La direction souhaite que le code vestimentaire reflète la respectabilité de la profession de journaliste et de communicateur.
« Le but est d'instaurer un climat d'apprentissage respectueux des valeurs académiques et professionnelles », indique le communiqué officiel rapporté par 237actu.com.
Vers un « Dress Code » de communicant
Cette nouvelle ère exige des étudiants une tenue de ville décente. Les jupes doivent être d'une longueur raisonnable, et la sobriété est désormais la règle d'or. Les étudiants en journalisme, relations publiques, publicité ou documentation doivent s'habiller comme des professionnels en entreprise.
Cette réforme stricte, bien que critiquée par une partie des étudiants, a été mise en place pour réaffirmer l'autorité académique et la discipline au sein de l'école de référence de la communication au Cameroun.
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